H.Bassam – Places/Traces

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H.BASSAM – Places/Traces

Disponible

Un soir au cœur de l’hiver, dans un studio d’enregistrement parisien, Camille et Simon Dalmais m’attendent.
C’est l’heure précise où le corps se grippe et le cœur ralentit. Sous la fatigue, la plage où l’on peut enfin s’abandonner… C’est un frère et une sœur qui appuient sur « Play » et revivent pour la énième fois la vie de ce père couturée comme une carte au trésor.
Commençons.
C’est une voix de l’autre monde qui surgit.
Beaucoup de féminité, de grâce et cette petite fatigue qui s’immisce sur les cordes vocales de celui qui a traversé la vie en croyant à l’éternité.
Il y a toujours de l’Afrique en soubassement de ces morceaux qui s’élèvent finalement vers la pop.
La corne des tambours du continent premier caresse le fantasme des violons d’Abbey Road. Anglais, français, peu importe la langue, ces chansons n’ont pas de pays. Elles sont des villes. Grandes, verticales ou horizontales, elles inspirent ce passeur qui expire l’air de ses poumons avant de décoller pour un nouveau voyage intérieur.
Les chansons défilent, un disque pop s’affirme.
Racines afro, tronc jazz, branches blues et feuillages en libération conditionnelle de variété.
L’homme interroge. : « D’où me vient il ce sentiment fragile d’océan ? ». La voix à ce moment précis est celle de l’âme.
Soul blanche qui vagabonde sur les trottoirs de Brooklyn, c’est encore un doux songe agile.
Ce sont des rêves éveillés, des chansons d’amour et de nuit blanche. Il l’aime « Daguerre comme il l’aimait naguère ».
Sans nul doute, le chanteur est un grand amoureux.
Un vagabond insomniaque aimanté par les destins cabossés qui peut s’improviser slameur, blues dans les chaussettes et utopies dans la tête. « I have a dream ».
Et dans un dernier souffle bouleversant il implore le destin afin que celui ci devienne réalité.
C’est effectivement devenu un disque. Un premier grand disque d’un homme de 60 ans. Il n’y a pas d’âge pour les
commencements. Surtout lorsqu’on a rien à perdre.

Pour ce passeur d’identités, la migration sur notre terre ferme s’est achevée avec ce disque.
Une trace indélébile, un pays imaginaire, une carte du tendre, comme une empreinte faite de douze chemins en double croche.
Une voix d’ange s’y ballade, funambule et agile. Celle d’un grand esprit. H. Bassam. Né en 1952. Mort en 2012.
Réincarné un an plus tard par les liens du sang. Camille. Simon. Sonia. Trois enfants, revenus du pays des merveilles et devenus grands.

Didier Varrod

Biographie

H.Bassam, c’est H pour Hervé son prénom, Bassam pour Grand Bassam, ville proche
d’Abidjan, où il est devenu Hervé Dalmais, adopté vers l’âge de un an
par un couple lyonnais vivant et travaillant en Afrique.

Places Traces, son premier disque à 60 ans, retrace la vie d’un homme, d’un esprit.
Le disque de quelqu’un qui n’a rien à perdre, qui mourra à la fin de l’enregistrement, que
ses enfants musiciens finiront pour lui.
Il consacrera ses dernières forces à finir les collages du livret, ce qu’il réussira.
Ce disque, en français et en anglais, est à la fois son entrée de plain-pied dans le
monde de la musique, et sa révérence.

Né près de Grenoble en 1952, Hervé a grandi jusqu’à devenir adulte en Afrique (Côte
d’Ivoire, Cameroun).
Il écoutait la pop anglo saxonne sur cassettes pirates : Bread, Stevie Wonder, Ray
Charles,…
Il a été profondément concerné par les combats politiques de la deuxième moitié du
XXème siècle : mouvement des droits civiques, émancipation des femmes, acquis
sociaux, décolonisation ; et les mouvements artistiques qu’ils ont enfantés.

Arrivé en France en 1970, il a étudié, est devenu prof de lettres, traducteur de films, conférencier sur la Nouvelle Vague : Truffaut publié aux éditions Rivages, le Cinéma à l’école, l’Ecole au cinéma publié aux éditions A.Collin-Bourrelier.
Il a aussi été un infatigable créateur de liens, formateur d’un programme sur l’identité et les origines, amateur de conversations au long cours.

C’est en poète engagé de la citoyenneté qu’il a publié en 2007 Lettre à la république (éditions Le grand souffle), devenu un spectacle avec la chorégraphe Elsa Wolliaston (2011-2012).

Fasciné par les grandes villes, leur énergie, leur métissage, leur chaleur: Paris, New York, Bombay, Dakar, Londres, il a aussi aimé arpenter les montagnes. Passionné de littérature, d’ésotérisme.

Chez H. Bassam, l’esprit est maître à bord.
En exergue des remerciements du livret il a écrit : « With the power of soul, everything is possible », phrase de Jimi Hendrix qui signifie « avec la force de l’âme, tout est possible ».
Pour lui, l’existence est un passage, la vie un mouvement, une migration.
Le disque explore ces dimensions : voyage géographique, parcours urbains, rencontres ; voyages intérieurs, magie positive.
L’écriture, richement référencée, est celle de quelqu’un qui a beaucoup lu, beaucoup écrit, et qui sait choisir des mots forts, laissant libre leur interprétation.

Hervé Dalmais aka H.Bassam laisse de nombreux chansons et textes.

Marié à Florence, il a eu 3 enfants (deux enfants « directs », Camille et Simon, tous deux musiciens, et Sonia d’un autre père qu’il a élevée). Tous trois ont travaillé selon sa volonté pour que ce disque puisse être rendu public, un an après sa mort.

Site de l’artiste

Dates de concert

Samedi 8 Août 2015, Arênes d’Amou, Festival Chansons et Mots d’Amou, Landes (44)

A écouter

Daguerre

Océan

Dates de concert

Hommage à H Bassam, avec Camille, Simon Dalmais & ses musiciens
Samedi 8 Août 2015, Arênes d’Amou, Festival Chansons et Mots d’Amou, Landes (44)

Presse

A consulter sur www.hbassam.com

Contacts

Madamelune
sonia@madamelune.com